Nicolas II et les révolutions
Le dernier tsar tient l'autocratie par devoir, jusqu'à ce que la guerre et la révolution emportent trois siècles de Romanov.
Nicolas II, monté sur le trône en 1894, se croit lié par un devoir sacré à l'autocratie héritée de ses pères. La défaite face au Japon en 1905 et la fusillade du « Dimanche rouge », où la troupe tire sur une foule venue pétitionner le tsar, déclenchent la révolution de 1905. Contraint, Nicolas concède une assemblée élue, la Douma, dont il rognera ensuite les pouvoirs.
Industrialisation rapide, réformes agraires de Stolypine et tensions sociales marquent les années suivantes. La Première Guerre mondiale, à partir de 1914, épuise le pays : pertes massives, pénuries, défiance envers une cour où l'influence du guérisseur Raspoutine alimente toutes les rumeurs.
En février 1917 (mars dans le calendrier occidental), Petrograd se soulève ; abandonné par son état-major, Nicolas II abdique. Trois siècles de dynastie Romanov prennent fin. Un gouvernement provisoire tente de gouverner tandis que les soviets montent en puissance — et que se prépare, à l'automne, une seconde révolution.