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ACCUEIL / Les époques
VII

L'Empire au XIXᵉ siècle

1801 – 1894

Apogée patriotique et premières fêlures : la victoire de 1812, la révolte écrasée de 1825, l'émancipation des serfs de 1861.

NOTE HISTORIQUE

Sous Alexandre Iᵉʳ, l'invasion napoléonienne de 1812 culmine dans la bataille de Borodino et l'incendie de Moscou ; la retraite désastreuse de la Grande Armée fait de la Russie la puissance qui a brisé Napoléon. À la mort d'Alexandre en 1825, des officiers gagnés aux idées libérales rapportées d'Europe se soulèvent en décembre : la révolte des décembristes est écrasée, ses chefs pendus ou envoyés au bagne en Sibérie.

Nicolas Iᵉʳ referme alors l'État : police politique, censure, et la triade « Orthodoxie, Autocratie, Nationalité » formulée en 1833. La guerre de Crimée (1853-1856), perdue, révèle le retard de l'Empire et précipite le besoin de réforme. Son successeur Alexandre II l'entreprend.

En 1861, Alexandre II abolit le servage : des dizaines de millions de paysans sont émancipés. Mais la réforme reste à demi — rachat de la terre étalé sur des décennies, parcelles rognées —, et la déception nourrit un mouvement révolutionnaire. L'organisation Narodnaïa Volia (« la Volonté du peuple ») le frappe : le 1ᵉʳ mars 1881, Alexandre II est tué par une bombe à Saint-Pétersbourg. Son fils Alexandre III répond par la réaction.

FIGURES DE CETTE ÉPOQUE
Alexandre Iᵉʳ
Le vainqueur de 1812
Maria Volkonskaïa
L'épouse des décembristes en exil
Nicolas Iᵉʳ
L'autocrate de l'Ordre
Alexandre II
Le tsar qui libéra les serfs
Sofia Perovskaïa
La révolutionnaire de 1881
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