L'Amérique contemporaine
Du soupçon à l'ère du faux : la démocratie américaine à l'épreuve d'un réel qui ne se partage plus.
Le scandale du Watergate (1972-1974) conduit à la démission de Nixon : la presse, les tribunaux et le Congrès tiennent l'office à sa parole — « the system held ». Ford guérit l'institution, Carter y porte la conscience des droits de l'homme (Camp David, 1978), avant que la crise des otages d'Iran n'use sa présidence.
Reagan (1981-1989) renouvelle la rhétorique de la liberté — « Mr. Gorbachev, tear down this wall! » (1987) — tandis que la Guerre froide s'achève sous Bush avec la chute du mur de Berlin (1989). Clinton incarne la prospérité des années 1990 et la « fin de l'Histoire » ; déjà, sous la surface, la guerre partisane s'ouvre.
Le 11 septembre 2001 met la liberté et la sécurité sous tension. La présidence de Barack Obama (2009-2017), premier président afro-américain, accomplit un rêve séculaire au moment même où la polarisation s'approfondit. La période la plus récente pose, enfin, la question d'un réel commun : selon le mot du roman, « on ne tue plus le vrai, on le noie ».