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ACCUEIL / Les époques
IX

Hanovre et l'Empire

1714 – 1837

Le pouvoir glisse du roi vers un Premier ministre, et l'Empire s'étend sur sa face la plus sombre : la traite, l'éviction des Highlands, l'Amérique perdue.

NOTE HISTORIQUE

Sous les rois hanovriens, qui se retirent peu à peu du gouvernement, Robert Walpole gouverne à partir de 1721 sur la confiance des Communes : on le nomme « Premier ministre », d'abord par dérision. Le pouvoir quitte le corps du roi pour le Cabinet — mouvement souterrain qui se poursuivra durant tout le siècle.

L'Empire grandit sur un crime fondateur. Le commerce triangulaire transporte des centaines de milliers de captifs africains vers les plantations des Amériques. L'abolition de la traite (1807) puis de l'esclavage (1833) indemnise les anciens propriétaires de vingt millions de livres — près de quarante pour cent du budget de l'État —, jamais les esclaves ; l'emprunt contracté ne sera soldé par le contribuable qu'en 2015. Au même moment, les Highland Clearances chassent les tenanciers écossais pour faire place aux moutons.

La perte des colonies américaines fend la classe politique de Londres elle-même. William Pitt l'Aîné conteste le droit du royaume de taxer les colonies sans représentation — « ce royaume n'a aucun droit de lever un impôt sur les colonies » — tandis qu'Edmund Burke plaide la conciliation. L'indépendance américaine de 1783 est la première grande perte impériale, au nom de libertés que les colons invoquent contre Londres.

FIGURES DE CETTE ÉPOQUE
Robert Walpole
Le premier Premier ministre
William Pitt l'Aîné
La voix des colonies
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